dimanche 25 décembre 2011
遠方の彼方から. Strange encounter at Nichome
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遠方の彼方から. Shadows
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samedi 24 décembre 2011
遠方の彼方から. Strange encounter at the konbini
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遠方の彼方から. La shibuyette
Le 109 est son paradis et les collines de Maruyama parfois son enfer.
Elle a compris que s'habiller c'était d'abord se déguiser.
On peut bien sûr la trouver ridicule avec ses manteaux de fourure synthétique blanche, ses perruques et ses teintures blondes, ses fonds de teints orange, ses faux cils démesurés, ses ongles sculptés et pailletés, et son téléphone devenu un extension organique de sa main.
Mais moi je la préfère, avec ses excès et sa candeur, à la Parisienne et sa fausse élégance, qui dès les premiers jours d'octobre s'habille de noir.
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vendredi 23 décembre 2011
遠方の彼方から. Jimbocho, le quartier des bouquinistes.
Il y a là-bas d'étonnantes boutiques de cinéma, pleines à craquer d'affiches, d'anciennes revues aux couvertures peintes, et de numéros des livrets ATG. Rien n'y est forcément très cher (7.000 yens pour une affiches de Black Rose Mansion avec Miwa). Mais la saturation est telle que l'on repart souvent avec rien, par dépit de ne pouvoir tout acheter. Certains rayons créent aussi des besoins que l'on ignorait comme de se constituer une collection de revues des années 50 sur le base-ball, tellement les couvertures peintes sont belles et les joueurs aux expressions farouches, presque maquillés, ressemblent aux samouraïs fardés de la Daei, les battes remplaçant les sabres. Il y aussi des boutiques spécialisées dans les teen idols où le culte des jeunes chanteuses et modèles dérive généralement vers des magazines et des vidéos plus douteuses.
On peut y trouver d'anciennes revues érotiques. J'ai acheté celle-ci pour sa fascinante couverture.
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jeudi 22 décembre 2011
遠方の彼方から. Shinjuku Nichome
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遠方の彼方から. 2 expos à la Mori Tower
Le Musée Mori est situé dans le quartier que j'aime le moins à Tokyo : Roppongi, lieu de rendez-vous des gaijins, de filles pour le moins vulgaire voulant attraper un gaijin et de gaijins voulant coucher avec une japonaise mais échouant évidement dans un bar à hotesses philippin. Rien de bien intéressant dans cette version sans charme de kabukicho. Pourtant, c'est là aussi que se trouve l'un de mes lieux préférés, la Mori tower avec son panorama, l'araignée maman de Louise Bourgeois et le musée d'art contemporain.
En décembre et janvier deux belles expos.
La première présente plus de 400 pièces du dessinateur Kunyoshi (1797-1860). Magnifique parcours dans l'oeuvre d'un génie de l'ère Edo ayant abordé tous les genres : dessins épiques retraçant la geste de héros, scènes de la vie quotidienne, épouvante (magnifique représentation d'Oiwa), portraits d'acteurs kabuki. Il n'y a pas chez Kunyoshi la fièvre d'Hokusai mais une virtuosité impressionnante dans la juxtaposition des tissus des kimonos, la vivacité des couleurs et le vertige de la ligne claire. Kunyoshi est un maître de la saturation et de l'illusion d'optique. Il faut parfois quelques secondes pour réaliser que la masse noire qui enserre un samouraï est un félin géant ou un terrifiant varan ou qu'un dragon s'enroule dans le bleu des vagues.
Cette perception à retardement impose au dessin une temporalité qui est déjà du cinéma. Un dessin rectangulaire et vertical représente une maison sur 5 étages, devant la porte un samouraï se tient pret à l'attaque mais son adversaire est sur le toit de la maison pret à bondir. On peut saisir l'image dans sa totalité mais aussi, remonter de bas en haut, guidé par la rythmique répétitive des étages.
Les dessins horizontaux nous rappellent la phrase de Marker dans Sans Soleil sur les dessinateurs japonais ayant inventé le Cinémascope avant l'invention même du cinéma.
Kunyoshi était par une ailleurs un formidable dessinateur de chats.
Kunyoshi était par une ailleurs un formidable dessinateur de chats.
Après les 400 oeuvres de Kinoshya, il aurait mieux valu remettre la seconde exposition à un autre jour. Il s'agit d'une présentation du mouvement architectural "Metabolisme" apparu en 1960. Je n'y ai pas compris grand chose sinon qu'il s'agissait d'une vision futuriste adaptée à la scociété de masse, et donc modulable en fonction de l'acroissment de la population. C'est évidemment la vision du futur vue depuis les années 60 qui intrigue et la sensation de découvrir des décors de science-fiction. Si l'euphorie capitaliste des années 60 japonaise est bien présente, certaines réalisation donnent une image pour le moins inquiétante des sociétés futures. Les appartements capsule, par exemple, où seuls pourraient habiter des fans hardcore de Cosmos 99.
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mercredi 21 décembre 2011
遠方の彼方から. Convenience store
On raconte que des industriels japonais envoyèrent dans les années 60 un groupe d'employés aux USA, pour leur faire chercher des concepts à adapter. Ils ne trouvèrent rien de bien intéressant. Par hasard, avant de prendre leur avion, ils entrèrent dans une épicerie ouverte 24h/24h. C'est ainsi que fleurirent sur le sol japonais ces superettes au nom de Family Mart, Lawson, 7 Eleven (parfois espacés d'à peine une 20e de mètres). Au Japon, on les nomme Convenience Store (boutique de commodités) abrégé en "konbini", et quelque soit leur taille, on y trouve en efet tout ce qui est indispensable : des produits de maquillage, des plats instanés (que l'on peut réchauffer et manger devant le konbini), des cigarettes, une profusion de cafés froids en canettes, des revues érotiques ou de spiritisme, des figurines de Godzilla et Lupin III... et bien sûr à peu près n'importe quoi sur les AKB48.
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samedi 17 décembre 2011
Quand j'ouvrirai les yeux, je serai a Shinjuku
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dimanche 11 décembre 2011
Alice par Kuniyoshi Kaneko (1974)
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