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samedi 14 avril 2012
Miwa Dietrich
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vendredi 13 avril 2012
My japanese jukebox 2 : Carmen Maki
Le véritable nom de Carmen Maki, dont le père était Américain, est également ravissant : Maki Annette Lovelace. Elle est l’une des figures du folk psychédélique japonais, puis du blues teinté de Heavy metal avec ses groupes Oz et Blues explosion. C’est la première partie de sa carrière qui m’intéresse particulièrement. En 1968, elle croise la route de Terayama et JA Seazer et fait partie du Tenjo Sajiki. En 1968, elle participe à la BO de Hatsukoi Jigoku-en / Premier amour, version infernale de Hani (je préfère toujours ce titre étrange à la version, sans doute mieux traduite, de L’enfer du premier amour) dont Terayama est le scénariste. Elle poursuit sa collaboration avec Terayama (et sans doute Seazer, mais je manque d’information) au moins pour deux albums magnifiques : Poems in the Midnight (Till the Candle Goes Out) (1969) Adamu to Ebi (Adam et Eve, 1970). L’influence de Seazer est perceptible, même si la musique de Carmen Maki est bien moins barbare. Ses chansons sont des rêveries mélancoliques et commencent souvent par des monologues presque chuchotés.
Toki Niwa Haha No Nai Ko No Youni (de Poems in the Midnight), dont la traduction serait «je me sens parfois comme un enfant qui n’aurait pas de mère», est l’une de ses plus belles chansons. La vidéo est l’une des rares apparitions télévisées de Carmen maki pendant cette période.
(la vidéo est de moi et ne prétend à rien de spécial : je n’ai fait que coller quelques images glanées à Tokyo l’an dernier, des chats dans des cimetières et des vues de l’étang de Ueno au crépuscule)
Ps : de belles pochettes de vinyles japonais ici
jeudi 12 avril 2012
My japanese jukebox 1 : Chiaki Naomi - Yorue Isogu Hito (1977)
"J'ai peur de la journée où le soleil brille, j'ai peur également de la nuit où le vrai visage apparaît...
Viens viens ! celui qui me dit viens viens... qui es-tu ? "
Namo Chiaki est l’une des stars de la pop japonaise dont la carrière s’étend de la fin des années 60 à 1992 où elle se retire de la vie publique (c’est une constante chez les divas japonaise, actrices ou chanteuses). Je l’ai découverte en 2010, au Baltimore, un bar de Golden Gai. Comme à mon habitude, je demande que l’on me fasse écouter des chanteurs pops ou de enka et que l’on me marque leurs noms sur un cahier. C’est aussi une façon de communiquer. Cette nuit-là, Tomoko (eh non, ce n’était pas Natsuko) m’a passé des chansons de Naomi Chiaki. Bien qu'elle m’ait de prime abord moins accroché que Momoe, j’achetais un best-off qui allait idéalement me rappeler les nuits de Golden Gai. Je découvrais le classique Kassai (ici) et surtout Yorue Isogu Hito c’est-à-dire : «les gens qui se précipitent vers la nuit» (quel titre magnifique !). Sur la version originale, la chanson commence par des chœurs «morriconien» pouvant presque évoquer une ambiance de western italien, mais c’est en live que la chanson prend toute sa force.
Naomi Chiaki déploie une incroyable puissance tragique lorsqu’elle tend la main vers le spectateur, le visage soudain transfiguré, effrayant ; lorsqu’elle se martèle la poitrine en se pliant de douleur ; lorsqu’elle termine la chanson par ce hululement sidérant d’animal blessé.
samedi 31 mars 2012
Fury 2
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Fury
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lundi 13 février 2012
AKB48. Expérience de saturation.
On me demande souvent pourquoi j’aime les AKB48, les petites reines d’Akihabara, suspectant une trouble attirance pour les nymphettes japonaises. Ce soupçon est évidemment totalement infondé. Si les AKB48 m’intéressent c’est d’abord par leur dynamique frénétique de saturation à la fois des médias et des espaces publiques japonais. Surtout en été lorsqu’elles sortent leur tube rituel, impossible d’échapper aux 48 jeunes danseuses : dans les grandes enseignes de vente de disque bien sûr, mais aussi dans les conbini où elles font la promotion de différentes produits, dans les librairies où un rayon entier d’albums de photo leur est consacré, et dans la rue bien sûr où leurs clips passent sans interruption sur le grand écran de Studio Alta en face de la sortie Est de la gare de Shinjuku.
Les AKB 48 sont un corps gigantesque qui aurait le pouvoir de se scinder. D’abord en deux entités : le Red Team (plus coquin) et le Blue Team (plus sentimental). Et même en 3 groupes sœurs SKE48 (pour Sunshine Sakae à Nagoya), SDN48 (pour SaturDay Night), et NMB48 (pour le quartier de Namba).
A l’intérieur des AKB48, on distingue aussi des stars comme Atsuko Maeda, Yūko Ōshima ou Minami Takahashi. Mais de fait, la plupart des AKB48 sont des idoles et se multiplient dans les groupes parallèles, les dramas ou les films.
La saturation va donc du plus grand, dans les écrans géants, au plus petits, comme ce carnet où les chanteuses sont transformées en poupées de papier à habiller.
Les AKB48 sont-elles d'ailleurs un véritable groupe musical ? Ne sont-elle pas plutôt un programme destiné à circuler dans toutes les strates de la société japonaise ?
dimanche 11 décembre 2011
Alice par Kuniyoshi Kaneko (1974)
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