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dimanche 26 août 2012
Londres, cité des masques et des mannequins
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samedi 21 avril 2012
Ray Harryhausen (dessins)
Ray Harryhausen est un génie dans tous les domaines et évidemment un illustrateur de grand talent (cartes postales du London Film center - exposition Ray Harryhausen).
1 & 2. Le Choc des titans (Desmond Davis , 1981)
3. Jason et les Argonautes (Don Chaffey, 1963)
4. Le 7e voyage de Sindbad (Nathan Juran, 1958)
5. Mighty Joe Young (Ernest B. Schoedsack et John Ford, 1949)
6. Ray Harryhausen et Mr. Joe.
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vendredi 6 avril 2012
Joseph Cornell : le monde dans une boîte
On pourrait aller à Londres rien que pour acheter des livres. A Waterstones, la librairie de Piccadilly, je trouve le bel ouvrage de Diane Waldman : «Joseph Cornell, Master of Dreams».
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| Missing Girl (1962) |
Joseph Cornell (1903-1972) vivait à New York avec sa mère et son frère handicapé, pas totalement retiré de la vie artistique de son temps, mais timide et rêveur.
Cette existence de reclus a-t-elle motivée sa passion pour les boîtes et les miniatures ?
Son idéal féminin était par dessus tout les ballerines, soit des filles-poupées, tournoyant sur les scènes des théâtres, comme Olympia l’automate d’Hoffman.
Miniature encore que Rose Hobart (1936), collage de fragments de East of Borneo et chef-d’œuvre de l’expérimental pop. Couper, démonter et remonter les mouvements de Rose Hobart, c’est en faire sa propre ballerine-automate. D’ailleurs, le film original était l’œuvre de George Melford, cinéaste qu’on aurait bien oublié s’il n’avait réalisé la version espagnole du Dracula de Browning avec la belle Lupita Tovar et le cabot élégant Carlos Villarias, tourné à la nuit tombée dans les mêmes décors que la production Universal. Un cinéaste dont le destin passe ainsi par la copie et la reproduction.
Cornell aimait Rose Hobart, mais aussi Lauren Bacall et Edy Lamarr... Peut-être aimait-il la belle actrice d’Extase de Machaty pour son autre carrière, moins connue, de physicienne sous le nom de Hedy Kiesler Markey qui avec son ami le compositeur George Antheil (Le Ballet mécanique) déposa un brevet de codage des transmissions, appelé «spectre», utilisé pour guider les torpilles américaines, mais qui servit plus tard aux communications de la NASA avec la navette spatiale et est à l’origine du... wifi. (la fiche Wikipedia d’Edy Lamarr ici)
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| Sans titre (1932) |
Joseph Cornell créait donc des boîtes où il collait ses rêves victoriens d’enfants-étoiles, de perroquets et autres oiseaux fantastiques, de danseuses, de fillettes kidnappées dont l’avis de recherche est à jamais conservé.
(Sur Edith Kiecorius lire ici)
Les boîtes de Cornell, où les figures et objets sont multipliés et séquencés, sont déjà des films et donne vie et mouvement à ses fétiches. La boîte de Cornell serait donc un cercueil inversé où les objets abandonnés du monde sont recueillis pour être ramenés à la vie.
Avec Hamlet, Joseph Cornell pourrait dire : «Je pourrais être enfermé dans une coquille de noix et me regarder comme le roi d'un espace infini.»
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| The Crystal Cage (1942) |
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| Swiss Shoot the Chutes (1941) |
Rose Hobart (extrait)
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jeudi 5 avril 2012
Leigh Bowery in the Stars with Kirk and Spock
mercredi 4 avril 2012
Les Mystères de Londres
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A Londres, j'ai regardé Méduse dans les yeux
Quelques jours à Londres, je ne manque évidemment pas l’expo
Harryhausen au National Film center. Je retrouve le Colosse de Jason et les Argonautes, et les squelettes et les harpies ; le cyclope du 7e
voyage de Sinbad ; la méduse du Choc des Titans et la petite chouette métallique
qui plairait sans doute beaucoup à Chris Marker.
(avez-vous remarqué comme les acteurs « réels »
des films « de » Ray Harryhausen sont fades et presque sans visage,
comme pour mieux signifier que les monstres sont les véritables héros ?)
Ces monstres sont des créatures affectives et des souvenirs
d’enfances. Avec leurs mouvements étranges ils me renvoient à des après-midi
solitaires, lorsque souvent Jason et les Argonautes passait à la télévision. Je
me souviens de cette excitation à attendre le combat des squelettes. Et la petite télé noir et blanc, posée sur le
buffet, semblait alors le plus gigantesque des écrans de cinéma .
En sortant de l’exposition, un jeune couple de Français. Le
garçon a la réflexion la plus bête du monde : « heureusement que les
effets spéciaux ont changé. » Ce ne sont décidément pas les étrangers qu’il
faut empêcher de venir en France, mais les Français qu’il faudrait empêcher de
quitter le pays.
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