Avec sa totale absence de bon goût, ses couleurs de soap-opera déviants et ses plans de couples au crépuscule, Blood Mania (sombre histoire de machination californienne) est un enchantement, surtout lorsqu’apparaît une fascinante poupée Barbie répondait au nom parfait de Vicki Peters. Cette jeune fille aux cheveux de nylon n’a joué que dans un autre film The Cult (1972) alias The Manson Massacre de Kentucky Jones (?!). Tout est donc réuni pour en faire une idole automatique ! Notre bonheur serait déjà complet mais Robert Vincent O'Neill, décidément très généreux, nous gratifie en plan final d’une ravissante croûte ésotérique !
mardi 14 février 2012
lundi 13 février 2012
AKB48. Expérience de saturation.
On me demande souvent pourquoi j’aime les AKB48, les petites reines d’Akihabara, suspectant une trouble attirance pour les nymphettes japonaises. Ce soupçon est évidemment totalement infondé. Si les AKB48 m’intéressent c’est d’abord par leur dynamique frénétique de saturation à la fois des médias et des espaces publiques japonais. Surtout en été lorsqu’elles sortent leur tube rituel, impossible d’échapper aux 48 jeunes danseuses : dans les grandes enseignes de vente de disque bien sûr, mais aussi dans les conbini où elles font la promotion de différentes produits, dans les librairies où un rayon entier d’albums de photo leur est consacré, et dans la rue bien sûr où leurs clips passent sans interruption sur le grand écran de Studio Alta en face de la sortie Est de la gare de Shinjuku.
Les AKB 48 sont un corps gigantesque qui aurait le pouvoir de se scinder. D’abord en deux entités : le Red Team (plus coquin) et le Blue Team (plus sentimental). Et même en 3 groupes sœurs SKE48 (pour Sunshine Sakae à Nagoya), SDN48 (pour SaturDay Night), et NMB48 (pour le quartier de Namba).
A l’intérieur des AKB48, on distingue aussi des stars comme Atsuko Maeda, Yūko Ōshima ou Minami Takahashi. Mais de fait, la plupart des AKB48 sont des idoles et se multiplient dans les groupes parallèles, les dramas ou les films.
La saturation va donc du plus grand, dans les écrans géants, au plus petits, comme ce carnet où les chanteuses sont transformées en poupées de papier à habiller.
Les AKB48 sont-elles d'ailleurs un véritable groupe musical ? Ne sont-elle pas plutôt un programme destiné à circuler dans toutes les strates de la société japonaise ?
samedi 11 février 2012
Druillet vampirise Mucha
Les affiches de Philippe Druillet pour les films de Jean Rollin sont superbes. Ma préférée est celle du Frisson des vampires (1970), qui s'inspire de "La Danse" (1998) de Mucha, faisant partie de la série "Les Arts". Le voile de la muse s'est transformée en l'aile d'une chauve-souris géante, agrippée à sa proie docile. On notera que ce n'est pas au cou de la jeune vampire en pâmoison que le monstre a choisi de se repaître.
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Une nuit, j'ai rêvé de Claudine Beccarie...
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jeudi 9 février 2012
Mes Jambes (Pierre Molinier, 1965)
Pierre Molinier s'imaginait en spectaculaire créature de fiction, pin-up à voilette ou démon en corset, mais lorsqu'il réalisa son unique film, Mes jambes, il se concentra sur son principal fétiche. Plus qu'un film, Mes jambes est à ranger parmi les objets masturbatoires de Molinier, au même titre que sa chaussure-godemiché.
Peinture de monstres chez Terayama
mardi 7 février 2012
K-Horror
Possessed (Lee Young-ju, 2009) |
| The Hypnotized (Kim In-sik, 2004) |
| Bunshinsaba (Ahn Byeong-gi, 2004) |
| Phone (An Byeong-g, 2002) |
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Cinéma coréen
dimanche 5 février 2012
Tomomi Sanjo, super hentai mangaka
Les mangas des années 80 de Tomomi Sanjo, mettant en scène une collégienne sadisée, sont violents et scatologiques jusqu'au délire. Ils contiennent des images hallucinées comme cette variation autour du Rêve de la femme du pécheur d'Hokusai...
son viol par un lézard géant...
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William S. Burroughs, 98 ans aujourd'hui
samedi 4 février 2012
Husbands on the run
... et soudain, on réalise que les trois "husbands" sont morts.
John Cassavetes (9 décembre 1929 - 3 février 1989)
Peter falk (16 septembre 1927 - 23 juin 2011)
Ben Gazzara (28 août 1930 - 3 février 2012)
jeudi 2 février 2012
Dr. Jung and Mr. Gross (A Dangerous Method)
Je ne connaissais pas Otto Gross, et j’apprends, en particulier grâce au blog de Shige ( ici ), qu’il était l’enfant terrible, scandaleux et jouisseur, de la psychanalyse. L’intelligence de Cronenberg est d’en avoir fait le mauvais génie de Jung, celui qui le pousse à vivre son histoire d’amour avec Sabina. C’est à peu près le même rôle que tenait Cassel dans Les Promesses de l’ombre, représentant le versant réellement "hors-la-loi" et trangressif du monde des gangsters, en opposition au rigorisme douloureux de Mortensen. Pour faire comprendre immédiatement le rapport entre les deux hommes, Cronenberg transforme Gross en le Mr. Hide de Jung, aussi chevelu, barbu et bestial que le psychanalyste est un être à sang froid, toujours dans la retenue. Lorsque Jung, après avoir fait l’amour avec Sabina, rend visite à Otto, celui-ci a disparu. Il ne reste dans sa chambre que des dessins érotiques d’une grande délicatesse. Jung a incorporé (nouveau cas de transfert) la sensualité de son doppelganger... Otto peut donc s’évaporer.
Nosferatu confidentiel
Lorsqu’on recherche sur Google des images de Max Schreck, celle-ci est la moins reproduite mais sans doute la plus fascinante : l’acteur, sous son maquilllage du comte Orlok, se reposant sur un banc, entouré de lumière noire, comme si, même entre les prises, il appartenait toujours à la nuit.
source : ici
Sur le beau site qui lui est consacré, on découvre aussi quez Max aimait photographier des scènes joliment pastorales et naturistes.
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